Les femmes se lèvent, luttent, dansent! 8 mars 2013 à Montréal

Front bannerCrédit photo : Joel Lemay, Agence QMI

Plus de 800 femmes et leurs alliés ont défilé dans le centre-ville de Montréal, le soir du 8 Mars 2013, sur le thème Les femmes debout contre la violence des oppresseurs! Il s’agissait de la 13e manifestation annuelle consécutive organisée par le collectif du Comité 8 mars des Femmes de diverses origines (FDO).

Prenant la parole au nom des organisatrices, Marie Boti et Jasmin De la Calzada ont appelé les manifestant(e)s à se joindre à leurs sœurs à travers le monde pour exiger la fin de la violence – contre les femmes, les pauvres, les marginalisé(e)s, les populations autochtones, les minorités et l’environnement et de s’opposer à la militarisation, aux guerres et à l’occupation.

«Nous ciblons les responsables: le capitalisme patriarcal qui place les profits de la classe dirigeante au-dessus de tout le reste, sans aucun égard envers l’impact sur les êtres humains ou l’environnement naturel; l’impérialisme qui assure la domination du 1% sur les 99% de la population du monde, par la guerre, les invasions et les occupations, et le pillage des ressources de la planète.»

Les manifestant(e)s ont commémoré trois militantes kurdes: Sakine, Fidan et Leyla, qui ont été abattues à Paris en janvier, et la militante communautaire Christina Jose, assassinée à Davao dans le Sud des Philippines, lundi, le quatrième jour du mois des femmes.

Marie Boti a déclaré que les femmes invitées à prendre la parole «baignent dans quelques-unes des luttes les plus cruciales de notre époque. Nous croyons que tous les enjeux sont des enjeux de femmes!»

Celles qui ont pris le micro lors du rassemblement avant la marche incluaient : Melissa Mollen Dupuis, porte-parole québécoise du mouvement des Premières Nations Idle No More,

  • – Shipra Barua du Centre communautaire des femmes sud-asiatiques
  • – Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec
  • – Viviana Medina du groupe Mexicanos Unidos por la Regularizacion
  • – Esther Paquette de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ)
  • – Marie-Hélène Arouba, coordonnatrice du Mouvement autonome et solidaire des sans-emplois (MASSE)
  • – Maya Khamal Robin-Ghanie de Missing Justice pour les femmes autochtones disparues et assassinées.

Pour réchauffer la foule, le  groupe des femmes philippines PINAY a exécuté la danse  “Un milliard de femmes se lèvent” (One Billion Rising) suivant la chorégraphie développée par leurs sœurs de l’organisation GABRIELA aux Philippines. Les femmes autochtones d’Odaya (Anik Sioui, Emilie Monnet et Nahka Bertrand) ont donné le coup d’envoi à la marche avec le son de leurs chants et leurs tambours.

Des bannières et des pancartes colorées ont accompagné la marche, derrière la bannière de tête qui se lisait: FEMMES DEBOUT! CONTRE LA VIOLENCE DES OPPRESSEURS!
Bon nombre de femmes portaient le brassard violet avec le logo de l’Alliance internationale des femmes, dont FDO est un membre fondateur. L’Alliance comporte quelque 100 groupes répartis dans plus de 20 pays.

La manifestation a monté la côte de Berri jusqu’à la rue Roy pour redescendre par St-Denis. Le groupe s’est arrêté en face de l’Agence de la santé et des services sociaux, l’agence gouvernementale qui applique les coupures aux groupes de femmes et, plus récemment, qui administre les coupures aux prestations d’aide sociale.

On y a lu un message d’Amélie Chateauneuf, porte-parole du Front commun des personnes assistées sociales: «Aujourd’hui, 8 mars, je veux partager avec vous mes larmes de désespoir et de colère pour tout ce que les femmes vivent en résultat de leur oppression. Il m’arrive de pleurer pour des raisons politiques; cette semaine je l’ai fait à chaudes larmes suite à l’annonce des coupures du Parti Québécois dans l’aide sociale. C’est comme si le cœur me sortait de la poitrine à la pensée de toutes ces souffrances qui vont se rajouter aux autres suite à ces coupures. Luttons pour que cessent les attaques contre les femmes et les personnes assistées sociales!» entendit-on, sous les acclamations et les applaudissements.

Des chants et des slogans entraînants ont été scandés tout au long de la manifestation, y compris:

  • À qui la rue? À nous la rue!
  • À qui nos corps? À nous nos corps!
  • À qui le monde? À nous le monde!
  • Les femmes doivent se révolter!
  • L’exploitation doit cesser!
  • Contre le patriarcat, je me lève et je me bats!
  • Contre le capitalisme, je me lève et je résiste!
  • So so so solidarité
    Avec les femmes du monde entier
  • Assez bonnes pour travailler, assez bonnes pour rester!
  • De l’argent pour les écoles, pas pour les monopoles!
  • Viva Viva Palestina!

SOIRÉE DE SOLIDARITÉ
À l’arrivée des manifestant(e)s à la salle pour la soirée de solidarité,  une collation et du café les attendaient.

Plusieurs personnes ont pris la parole, en commençant par une invitée internationale, Lolita Chavez, du Conseil du peuple quiché du Guatemala, en tournée avec le Projet Accompagnement Québec-Guatemala (PAQG). Lolita a parlé des ravages causés par les compagnies minières canadiennes dans son pays natal et le rôle de premier plan des femmes dans la lutte pour s’opposer à eux.

Parmi les autres oratrices:

  • Fiel Salazar de PINAY – Organisation des Femmes philippines du Québec
  • Ariane Duplessis du MCVI – Mouvement contre le viol et l’inceste
  • Lillian Boctor, activiste et journaliste égyptienne, et Eman Soltan, présidente de l’Association des Egyptiens de Montréal
  • Ariane Bouchard du Front féministe prolétarien révolutionnaire
  • Amy Darwish de la Semaine contre l’apartheid israélien
    Mélanie Lamonde du GRILA – Groupe de recherche et d’information pour la libération de l’Afrique
    Stella de Solidarité sans frontières

Les discours terminés, la foule a vite suivi le rythme des présentations culturelles, et s’est levée pour joindre les artistes, dont:

  • PINAY et la danse One Billion Rising
  • Les femmes et jeunes filles iraniennes avec leurs danses traditionnelles
  • Des danseuses style Bollywood
  • Maria Nel Calaycay – qui a chanté une chanson connue des femmes philippines Babae Ka
  • Gabby Hook, auteure-compositeure et membre du MCVI a interprété des chansons originales
  • – Carole Naom, instructeur Zumba,  et Amani, professeure de danse Bollywood étaient irrésistibles et de nombreuses femmes ont repris leurs mouvements aux rythmes contagieux.

La soirée a été animée en français et en anglais par deux des membres les plus récentes de FDO: Olga, étudiante de cinquième secondaire, et Carole, stagiaire au Centre des travailleurs et travailleuses immigrants (CTI). Elles ont clôturé la soirée avec des témoignages de tout ce qu’elles avaient appris et leurs remarques ont inspiré toutes celles et ceux présents.

C’était la fin d’une soirée somme toute inspirante ! Les événements ont reçu une large couverture médiatique. Veuillez consulter les hyperliens ci-dessous.

Rendez-vous l’année prochaine ! (Voir les discours affichés sur le site web de FDO)

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s