Solidarity with the Wet’suwet’en defence of their lands

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  • We stand in solidarity with the Wet’suwet’en people and their struggle to maintain their sovereignty and defence of their lands.
  • We denounce the brutal treatment of Wet’suwet’en who have been defending their lands against corporate interests. 
  • We denounce the Canadian state which has used its agents, the RCMP to violate the inherent rights of the Wet’suwet’en people.
  • We denounce a colonialist justice system that serves corporate agendas.

In the Wet’suwet’en First Nation, located in the central interior of British Columbian on 7th January this year, the RCMP moved in to enforce an injunction that would give pipeline workers access through the Unist’ot’en (original clan of the Wet’suwet’en) resistance camp, blocking such incursions, that has been in place since 2010.  Coastal GasLink, owned by TransCanada Corporation, claimed it needed access to meet construction deadlines on a natural gas pipeline to the coast.

On 16th January the Wet’suwet’en issued the statement: Hereditary Leaders from Across BC Stand Behind Wet’suwet’en and the Assertion of Their Traditional Law.“On January 7th, in support of a fracked gas pipeline, a military scale assault of RCMP armed with assault weapons aggressively forced entry at the Gitdumt’en checkpoint and forcibly removed unarmed Wet’suwet’en members from their land. The Wet’suet’en Hereditary Chiefs quelled the one sided violence under duress to ensure the protection of the Unist’ot’en community with a temporary truce. The Hereditary Chiefs maintain that not only are their people’s right to protect their lands, but even Canada’s laws are on their side. ‘Our rights to these lands have never been extinguished.’”  Moreover the hereditary chiefs asserted: “There is no legitimate agreement with CGL as reported in the media”.

A their report, Jeffrey Monaghan (Carleton University) and Miles Howe (Queen’s University) write that RCMP assess individual activists according to political beliefs, personality traits, and their ability to use social media. Official documents got through access to information indicate that police are not assessing Indigenous protests in Canada based on factors of criminality, rather protestor’s ability to gain public support.  Their report also shows that government’s risk assessment of Indigenous protests, court injunctions initiated by corporations against Indigenous people and RCMP policing tactics all favour corporate and private property rights over Indigenous rights and title.

The struggle of the Wet’suwet’en is not isolated. Across Canada many Indigenous communities  have been struggling for years to assert sovereignty in defence of their lands and their people against corporate encroachments facilitated by the Canadian state and a legal system that has colonial roots and has been conceived to protect private property and business interests.  Many of us remember Kanehsetake (1990), Gustafsen Lake (1995), Barriere Lake (2012).  This is part of the on-going colonial, capitalist project of Canada and demonstrates the hypocrisy of government pronouncements of reconciliation and apology.

En appui à Wet’suwet’en dans la défense de leurs terres

• Nous sommes solidaires du peuple Wet’suwet’en et de leur combat pour maintenir leur souveraineté et défendre leurs terres.
• Nous dénonçons le traitement brutal infligé aux Wet’suwet’en qui ont défendu leurs terres contre des intérêts commerciaux.
• Nous dénonçons l’État canadien qui a utilisé ses agents, la GRC, pour violer les droits inhérents des Wet’suwet’en.
• Nous dénonçons ce système de justice colonialiste servant les programmes des entreprises.

Le 7 janvier dernier, la GRC est intervenue sur le territoire de la Première nation Wet’suwet’en, située au centre du territoire de la Colombie-Britannique, afin de faire appliquer une injonction donnant aux travailleurs du gazoduc un accès à Unist’ot’en (le clan d’origine de Wet’suwet’en). Un camps de résistance était tenu à cet endroit depuis 2010 afin d’empêcher de telles intrusions sur ce territoire leur appartenant. Coastal GasLink, propriété de TransCanada Corporation, a déclaré avoir besoin de cet accès pour pouvoir respecter les délais de construction d’un gazoduc allant jusqu’à la côte.

Le 16 janvier, les Wet’suwet’en ont publié cette déclaration nommée: Les chefs traditionnels de toute la Colombie-Britannique se tiennent derrière Wet’suwet’en et revendiquent leurs droits traditionnels. “Le 7 janvier, en appuie au projet de gazoduc, des membres de la GRC munis d’armes d’assaut ont forcé l’entrée du poste de contrôle de Gitdumt’en et ont contraint des membres non armés de Wet’suwet’en à quitter leurs terres. Les chefs traditionnels Wet’suet’en ont dû mettre un frein à cette violence unilatérale afin d’assurer la protection de la communauté des Unist’ot’en en faisant une trêve temporaire. Les chefs héréditaires maintiennent que non seulement le peuple a le droit de protéger ses terres, mais que même les lois du Canada sont de leur côté. «Nos droits sur ces terres n’ont jamais été supprimé». Plus encore, les chefs héréditaires ont affirmé: «Il n’existe aucun accord légitime avec CGL, comme le rapportent les médias».

Dans leur rapport, Jeffrey Monaghan (Université Carleton) et Miles Howe (Université Queen’s) ont écrit que la GRC évalue les militants en fonction de leurs convictions politiques, de leurs traits de personnalité et de leur capacité à utiliser les médias sociaux. Les documents officiels obtenus indiquent que la police n’évalue pas les manifestations autochtones au Canada en fonction de facteurs de criminalité, mais bien de la capacité des manifestants à obtenir le soutien du public. Leur rapport montre également que l’évaluation des risques par le gouvernement des manifestations autochtones, les injonctions initiés par les entreprises  à l’encontre des autochtones et les tactiques de maintien de l’ordre de la GRC privilégient le droit à la propriété des entreprises et des particuliers sur les droits et titres des autochtones.

La lutte des Wet’suwet’en n’est pas isolée. Partout au Canada, de nombreuses communautés autochtones luttent depuis des années pour affirmer leur souveraineté en défendant leurs terres et leur peuple contre les intrusions des entreprises facilités par l’État canadien et un système juridique aux racines coloniales conçu pour protéger la propriété privée et les intérêts commerciaux. Beaucoup d’entre nous se souviennent de Kanehsetake (1990), Gustafsen Lake (1995), Barriere Lake (2012). Cela fait partie du projet colonial et capitaliste en cours au Canada et prouve l’hypocrisie des déclarations de réconciliation et d’excuses du gouvernement.

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