Journée internationale des femmes 2022

Journée internationale des femmes 2022

Les luttes des femmes au-delà de la pandémie
Organisé par Femmes de diverses origines
 
MANIF

Reportée au samedi 12 mars, 2022 14:00h
(en raison d’un avis météorologique)
Départ métro Parc (ligne bleue)
Tout le monde est bienvenu!
Tintamarre- apporter vos bruiteurs
Masques
Distanciation physique
Info: wdofdo@gmail.com
https://www.facebook.com/events/1905464813175100
International Women’s Day 2022

Women’s Struggles Beyond the Pandemic
Organized by Women of Diverse Origins

RALLY

Moved to Saturday, March 12, 2022, 2:00 pm
(due to weather advisory)
Starting: Metro Park (blue line)
All welcome!
Bring noise-makers
Masks
Physical distancing
Info: wdofdo@gmail.com
https://www.facebook.com/events/1905464813175100
Webinaire sur zoom
Samedi le 5 mars à 11:00h
Avec des intervenantes de
Tiohtià:ke/ Montréal et ailleurs sur Île de la Tortue Nord/Canada,
Haïti, Palestine, Inde, Philippines.
Dédié à Lee Maracle, conteure autochtone, pionnière, force d’énergie. “Jusqu’à ce que nous soyons toutes et tous libres, les quelques personnes qui pensent l’être restent entachées d’esclavage”, et bell hooks, “L’amour est une action, pas seulement un sentiment.”

Pour participer au webinaire:
https://us02web.zoom.us/meeting/register/tZEvde-orzgvG9FOXBWziJjK–6jpC1LPCpg

Info: wdofdo@gmail.com
Teach-in on Zoom
Saturday 5th March 11:00 am
With speakers from
Tiohtià:ke/ Montréal and elsewhere on Turtle Island North
Haiti, Palestine, India, Philippines.
Dedicated to Lee Maracle, Indigenous storyteller, trailblazer, force of energy. “Until all of us are free, the few who think they are remain tainted with enslavement”, and bell hooks, “Love is an action, not just a feeling.”


To join teach-in:
https://us02web.zoom.us/meeting/register/tZEvde-orzgvG9FOXBWziJjK–6jpC1LPCpg

Info: wdofdo@gmail.com

MANIF DES FEMMES: En lutte au-delà de la pandémie!

Dedicated to Lee Maracle and bell hooks, the Women of Diverse Origins and their allies took the streets in Montreal on Saturday March 12 2022 for their annual march through the Parc-Extension neighbourhood which includes many South Asian residents. AZADI! Patriarcado va caher, el feminismo va vencer! Babae avante, babae militante! Femmes unies- jamais ne seront vaincues! Women United Will Never Be Defeated!

Pancartes et bannières sous la neige, nous nous sommes réunies dans le quartier Parc-Extension de Montréal le 12 mars 2022 pour la marche annuelle de Femmes de diverses origines et ses allié.es.

Nous étions réchauffées et prêtes à prendre la rue pour la 21e année consécutive de notre histoire!

Merci à Julien Crête Nadeau et à Robin Edgar qui ont bien documenté notre activité en photos et vidéos.

LES FEMMES EN LUTTE AU-DELÀ DE LA PANDÉMIE!

Déclaration : Journée internationale des femmes 2022 – Femmes de diverses origines

Mercredi le 2 mars, 2022 — Nous sommes des femmes de diverses ethnies, religions, âges et orientations sexuelles, mais nous sommes unies dans nos luttes contre le patriarcat, le racisme, le capitalisme, le colonialisme, le fascisme et l’impérialisme ! À l’occasion de cette Journée internationale de lutte des femmes, nous, Femmes de diverses origines, nous nous engageons à poursuivre la lutte pour le monde que nous voulons.

La journée internationale des luttes des femmes s’inscrit, cette année, dans un contexte mondial marqué par le cumul de la pandémie COVID-19 mettant à nu les dessous arbitraires et autoritaires des démocraties ainsi que les contradictions structurelles du capitalisme. Elle a lieu alors que la Russie a envahi l’Ukraine, après des mois de provocations par l’OTAN, incluant le Canada. Les femmes exigent la paix, une fin aux provocations de l’OTAN et le retrait immédiat des troupes russes de l’Ukraine!

La conjoncture internationale sous le sceau de la montée de la droite et ses alliances impérialistes, présente une véritable menace pour les processus démocratiques et la souveraineté des peuples. Nous observons le pendant féminin du fascisme dans plusieurs pays où des partis de droite sont dirigés par des femmes. 

Le capitalisme s’allie au patriarcat, s’autonourrissant, il en résulte une situation encore plus difficile pour les femmes.

En effet, les inégalités sociales basées sur le genre, l’ethnicité sont portées à leur apogée par la pandémie, creusant un peu plus encore l’écart entre les nanti.e.s et les défavorisé.e.s de ce système axé sur l’exploitation à outrance de la force de travail. La mauvaise gestion de cette crise a augmenté l’anxiété au sein de la population permettant ainsi que les solutions de l’ultra-droite puisse paraître comme plausible pour certains. La crise a également révélé l’incapacité et l’obsolescence des appareils hospitaliers dues à des décennies de politiques néolibérales d’austérité. Ces dernières s’accompagnent aussi d’idées xénophobes, islamophobes et racistes qui se cristallisant dans des politiques migratoires restrictives, populistes et relevant de l’exploitation.

Le contexte international est également marqué par une crise économique aiguë exacerbant les batailles de marché. Les États-Unis en tête et ses alliés, pour étendre leur contrôle, cette fois notamment jusqu’au seuil de la Russie, alimente une situation de conflits dans la région. Et nous suivons les traces des femmes de Saint-Pétersbourg qui, lors de la journée des femmes de 1917, sont descendues dans la rue pour réclamer la paix et du pain et ont ouvert la voie à une révolution.

Entre-temps la Russie, évoquant le droit à la sécurité et l’intégrité de son territoire a attaqué l’Ukraine. Les pays occidentaux, s’alliant en bloc avec les États-Unis, imposent une série de sanctions en représailles contre la Russie. Le spectre d’une guerre inter impérialiste est une menace importante pour la planète, en particulier les pays de la périphérie.  

Alors que les puissances impérialistes n’hésitent pas à imposer des sanctions meurtrières à tout pays qui ne suit pas leurs ordres, ils laissent impassibles d’autres pays à feu et à sang, complètement détruits, comme l’Afghanistan après 20 ans de guerre. D’un côté ce désengagement, d’un autre côté ils cherchent à tout prix à maintenir leur mainmise sur les pays vulnérables, à titre illustratif : Haïti, RDC, (Congo), Mali etc. Ils soutiennent également des régimes réactionnaires de l’Arabie saoudite, du Yémen,  des  Philippines, etc. Pendant ce temps, les ethno nationalistes pratiquent la tyrannie majoritaire en toute impunité ; l’Inde est aujourd’hui au bord du génocide contre sa population minoritaire musulmane.

Comment se répercute cette situation internationale au Canada, plus spécifiquement au Québec ?

Contexte local

La pandémie a mis en lumière les inégalités dans la société canadienne et québécoise. Les emplois précaires assumés majoritairement par les femmes, notamment les femmes racisées, se révèlent être essentiels pour la survie de la société. Et paradoxalement, les femmes vivent une perte importante d’emploi. Nous attendons toujours les résultats de «approche féministe à la reprise économique » promise par le gouvernement fédéral alors que les familles croulent sous le poids des prix exorbitants des produits alimentaires et d’autres nécessités.

La pandémie a exercé une pression extrême sur le système de santé, et les mesures destinées à lutter contre les effets de la COVID ne combleront pas le vide créé par le sous-financement et les coupes budgétaires chroniques.

D’un autre côté, la crise du logement met une partie de plus en plus nombreuse de la population dans une situation précaire. Sans investissement massif dans le parc de logements à prix abordable, les gens ne pourront plus se loger.

Nous observons une montée de la droite à l’échelle locale. Une tendance que nous avons vu s’accentuer avec les lois discriminatoires comme la loi 96, pénalisant les populations autochtones, les populations racisées, les immigrant.e.s et les réfugié.e.s en les empêchant d’accéder aux services de base. Nous reconnaissons l’oppression vécue par les Québécois.e.s à cause du français au Canada, pourtant ils/elles sont devenu.e.s l’oppresseur dans l’effort de protéger leur langue. 

Sur un même registre, le racisme systémique et l’islamophobie deviennent plus apparents avec les effets discriminatoires de la loi 21, empirant la situation des populations déjà marginalisées, surtout des femmes.

Une autre loi, le projet de loi 2, mettra les personnes transgenres en danger car elle exige que “l’identité de genre” soit indiquée sur les papiers d’identité.

Alors qu’il devient de plus en plus difficile pour des gens de se faire un chez soi au Québec et au Canada, les populations autochtones continuent de lutter pour défendre leur chez soi, et avoir accès aux services de base, sur les territoires qu’ils habitent depuis des temps immémoriaux.

Résistances 

Les gouvernements n’arrivent pourtant pas à mater la révolte des femmes.

Nous saluons les femmes qui se vouent aux soins des personnes hospitalisées, malades, démunies; les femmes qui enseignent aux enfants, tout en prenant soin des leurs, assumant un double et triple tâche pendant la pandémie, au péril de leur propre santé. Bon nombre de ces femmes sont des migrantes, travailleuses précaire, et sans statut.

Nous remercions les femmes autochtones de Fairy Creek qui  tentent de sauver les dernières forêts vierges de la côte ouest canadienne, ainsi que les femmes de Wet’suwet’en, qui jouent un rôle clé dans le  blocage du pipeline GNL depuis des mois, refusant de céder aux pressions des compagnies pétrolières et les forces militaires et policières qui les appuient. Elles résistent pour défendre leur territoire, mais leur lutte est aussi pour protéger la même nature et la même planète que nous partageons toutes et tous, alors même que l’on nous rappelle les ravages causés par des siècles de génocide colonial et son héritage, tout récemment au cours de l’été 2021, lorsque des centaines de tombes non marquées d’enfants indigènes ont commencé à être déterrées.

Nous saluons la victoire récente des femmes d’origine chinoise qui défendent l’héritage de leur communauté, racisée, discriminée, et qui ont réussi à stopper la destruction de Chinatown à Montréal!

Nous sommes inspirées par les femmes tenant tête aux assauts du gouvernement réactionnaire Modi en Inde qui vise à voler encore plus les paysan.n.es de leur terre. Nous saluons leur victoire après des mois de lutte et de sacrifices! Vive la lutte des paysans et des paysannes indiennes!

Nous saluons aussi les femmes qui vont jusqu’à prendre les armes pour libérer leur pays, aux Philippines, au Kurdistan, en Inde, et bâtir des sociétés égalitaires et durables, où l’égalité, l’équité et la justice prévalent. 

Nous saluons également les femmes défenderesses de patries qui osent prendre une autre voie que celle dictée par l’impérialisme, comme Cuba et Venezuela. Ce, malgré les menaces d’invasion, des sanctions écrasantes et des pressions de toute part, ainsi que la propagande haineuse à leur égard.

Nous avons tout à apprendre et à gagner en construisant les solidarités entre nous.

Vive la sororité et la solidarité!

WOMEN IN STRUGGLE BEYOND THE PANDEMIC!

Statement: International Working Women’s Day 2022 – Women of Diverse Origins

We are women of diverse ethnicities, religions, ages and sexual orientations, but we are united in our struggles against patriarchy, racism, capitalism, colonialism, fascism and imperialism!  On this International Women’s Day of Struggle, we, Women of Diverse Origins, pledge to continue the fight for the world we want.

International Working Women’s Day takes place in a global context where the cumulative impacts of the COVID-19 pandemic are exposing the arbitrary and the authoritarian side of our democracies and the structural contradictions of capitalism. It is taking place just as Russia has invaded Ukraine, following months of provocation by NATO, including Canada. Women demand peace, an end to NATO provocations and the immediate withdrawal of Russian troops from Ukraine!

The international context is also seeing a rise of the right and its imperialist alliances which pose a real threat to democracy and people’s sovereignty. We are also witnessing the feminine face of fascism in many countries where right-wing parties are led by women. 

 Capitalism and patriarchy feed off each other and worsen inequalities.

Indeed, social inequalities based on gender and ethnicity have been brought to a peak by the pandemic, widening the gap between the wealthy and the disadvantaged in this system based on the over-exploitation of labour. Government mismanagement of the Covid crisis has heightened anxieties among the population, making the alt-right seem a plausible alternative to some. The crisis has also revealed the incapacity and obsolescence of hospitals and other health facilities after decades of neoliberal austerity policies. These policies are accompanied by xenophobic ideas that crystallize in restrictive, populist, and exploitative migration policies.

 The international context is also marked by an acute economic crisis exacerbating the battle over markets. We are facing the spectre of war between the imperialist powers, with the United States in the lead, seeking to expand right to the doorstep of Russia. And we follow in the footsteps of the women of St. Petersburg who on Women’s Day in 1917 took to the streets for peace and bread and ushered in a revolution. 

 Meanwhile, Russia has attacked Ukraine, citing the right to security and integrity of its territory. Western countries, allied in a block with the United States, have unfolded a series of retaliatory sanctions against Russia. The spectre of an inter-imperialist war between nuclear powers is a major threat to the planet, especially to the countries of the periphery.

The imperialist powers do not hesitate to impose murderous sanctions on any country that does not follow their dictates. They leave other countries in destruction, like Afghanistan after 20 years of war and occupation. Washing their hands of some, while maintaining their hold on other vulnerable countries like Haiti, DRC (Congo), Mali, Senegal. All the while, they support reactionary regimes in Israel, Saudi Arabia, Yemen, the Philippines, and others. Meanwhile, ethnonationalists practice majoritarian tyranny with impunity; India today is on the brink of genocide against its Muslim minority population.

How does this global situation affect Canada, and more specifically Quebec?

Local context

The pandemic has highlighted inequalities in Canadian and Quebec society. The precarious jobs held mostly by women, especially racialized women, are essential to our society. Yet ironically, women have experienced a massive loss of employment. The federal government’s promised “feminist economic recovery” has yet to materialize, as women and families grapple with skyrocketing food prices and other necessities.

The pandemic has placed extreme pressure on the healthcare system, and the measures to fight the impacts of COVID will not fill the gap created by chronic underfunding and cutbacks.

Meanwhile, the housing crisis is placing a growing part of the population in a precarious situation. Without massive investment in the affordable housing stock, people will not be able to put a roof over their heads.

Domestically, we’ve also seen a rise of the right. The trend has been accentuated with discriminatory laws like Bill 96, penalizing indigenous populations, racialized people, immigrants and refugees and preventing them from accessing basic services. Bill 96 makes it harder, if not impossible for some Quebec residents to access public services if they do not speak French. While we recognize the historical oppression of French-speaking Quebecers in Canada, today, it is they who have become the oppressors in the effort to protect their language and culture. 

Similarly, systemic racism and islamophobia are becoming more apparent with the discriminatory effects of Bill 21, the secularism law, which worsens the situation of already marginalized populations, especially women.

Another law, Bill 2 will put transgender people at risk as it requires “gender identity” to be indicated on ID papers.

As it becomes increasingly difficult for people to make a home in Quebec and Canada, Indigenous people still have to struggle to access basic services and to defend the territories they have occupied since time immemorial.

Resistance

But women are rising, and governments cannot stop them.

We salute the women devoted to the care of the hospitalized, the sick, the destitute, the women who teach school children, while caring for their own at home, taking on a double and triple workload during the pandemic, at the risk of their own health; many of these women are migrants, precarious workers, and without status.

 Huge gratitude to the Indigenous women of Fairy Creek for fighting courageously to save the last virgin forests on the Canadian west coast, and the women of Wet’suwet’en

 who have played a key role in blocking the LNG pipeline for months, standing up to the pressure of the oil companies and the military and police forces at their service. The women are fighting to defend their land, but their struggle is also to protect nature and the planet that we all share, even as we are reminded of the ravages of centuries of settler-colonial genocide and its legacy, most recently in the summer of 2021 as hundreds of unmarked graves of Indigenous children began to be unearthed.

We salute the recent victory in Montreal of women of Chinese descent who defended the heritage of their racialized, discriminated community and who succeeded in stopping the destruction of Chinatown in Montreal!

 We are inspired by the women in India who’ve stood up to the onslaught of the reactionary Modi government, to stop farmers being robbed of their land.

We salute their victory after months of struggle and sacrifice! Long live the Indian farmers!

We also salute the women who take up arms to liberate their countries, in the Philippines, in Kurdistan, in India, and build egalitarian and sustainable societies where equality, equity and justice prevail. We also salute the women defenders of their homelands who dare to take a different path from that dictated by imperialism, such as Cuba and Venezuela. This, despite threats of invasion, crushing sanctions and pressure from all sides, as well as hate propaganda against them.

We have everything to learn and to gain by building solidarity among ourselves.

Sisterhood and solidarity always!!!

NOS REVENDICATIONS / OUR DEMANDS

Femmes de diverses origines
NOS REVENDICATIONS
Journée internationale des femmes 2022
 
Contre la militarisation et les guerres d’agression 
Women of Diverse Origins
OUR DEMANDS
International Working Women’s Day 2022
 
Against militarization and wars of aggression
Le Canada participe à l’expansion de l’OTAN autour de la Russie. Entre-temps, les peuples russe et ukrainien n’ont aucun intérêt à se faire la guerre – les familles et les communautés partagent des relations et une histoire commune.
 
La Russie doit immédiatement retirer ses troupes d’Ukraine. Le Canada doit contribuer à trouver une solution négociée et se retirer de l’OTAN, un pacte militaire aux visées expansionnistes.

CHANGEONS DE PRIORITÉS! LIMITONS LES DÉPENSES MILITAIRES!
PRIORITÉ AUX SOINS À LA POPULATION!  
CANADA HORS DE L’OTAN!
Canada has been participating in NATO expansion surrounding Russia. The Russian and Ukrainian people meanwhile have no interest in going to war against each other – families and communities share relations and common history. 
 
Russia must immediately remove its troops from Ukraine. Canada must help to seek a negotiated solution; Canada must pull out of NATO, a military pact with expansionist aims.

CHANGE OUR PRIORITIES!
CAP MILITARY SPENDING!
PRIORITIZE CARE FOR THE POPULATION! 
CANADA OUT OF NATO!
Pour une économie des soins
Le travail de soins est féminisé, donc dévalorisé et considéré comme acquis.
Les travailleuses, surtout dans le domaine des soins, méritent le respect, des salaires et des conditions décentes. Il faut investir dans le système des soins et le réseau public.
NON AU TEMPS SUPPLÉMENTAIRE OBLIGATOIRE POUR LES INFIRMIER.ÈRE.S!
For an economy of care
Care work is feminized and therefore devalued and taken for granted.  
But workers, especially care workers, deserve respect, decent wages and conditions. We need to invest in the health care system and the public network. 
STOP FORCED OVERTIME FOR NURSES!
La majorité des enseignants sont des femmes et jouent un rôle clé dans la société en éduquant les jeunes. NOUS DEVONS DÉFENDRE ET AMÉLIORER LE SYSTÈME PUBLIC D’ÉDUCATION pour les étudiants, les enseignants et les professeurs. éL’éducation est la clé pour s’opposer aux fausses narratives et des mensonges.
GRATUITÉ SCOLAIRE! GEL DES FRAIS DE SCOLARITÉ!
A majority of teachers are women and have a key role in society, educating the youth. WE NEED TO DEFEND AND IMPROVE THE PUBLIC EDUCATION SYSTEM for students, teachers and professors. Education is key to opposing false narratives and outright lies.
 FREE SCHOOLING FOR ALL! FREEZE TUITION FEES!
L’habitation est un besoin de base et un droit.
CONSTRUIRE DES LOGEMENTS ABORDABLES POUR TOUS ET TOUTES!
Housing is a basic need and a right.
BUILD AFFORDABLE HOUSING FOR ALL!
Non aux emplois précaires pour les migrants
Les travailleuses migrantes méritent les mêmes protections que celles et ceux qui font le même travail. Elles méritent de s’établir au Canada si elles le désirent. 
TRAVAILLEUSES MIGRANTES : ASSEZ BONNES POUR TRAVAILLER, ASSEZ BONNES POUR RESTER.
Régularisation pour toutes et tous!
 
Pour des emplois durables et la sécurité d’emploi
NON AUX EMPLOIS PRÉCAIRES
 
Non aux lois discriminatoires contre les immigrant.e.s, migrant.e.s et réfugié.e.s
NON à la Loi 21!
Non à la loi 96 – nous exigeons l’exemption des services publics essentiels des dispositions interdisant de communiquer dans des langues autres que le français (ou l’anglais dans les institutions bilingues).
ACCÈS AU SERVICES PUBLICS POUR TOUS ET TOUTES !
End precarious employment of migrants
Migrant workers deserve the same protections as those who do the same work. They deserve to settle in Canada if they wish.
MIGRANT WORKERS: GOOD ENOUGH TO WORK, GOOD ENOUGH TO STAY.
 Regularization for all!
 
For sustainable jobs and job security
NO TO PRECARIOUS JOBS
 
No to discriminatory laws against immigrants, migrants and refugees
No to Bill 21!
No to Bill 96 – we demand that essential public services be exempted from provisions that prohibit communication in languages other than French (or English in bilingual institutions).
ACCESS TO PUBLIC SERVICES FOR ALL!
NON À LA DESTRUCTION CAPITALISTE DE L’ENVIRONNEMENT!

Malgré ses prétentions de favoriser l’économie verte, le gouvernement Trudeau a approuvé l’expansion du pipeline de Trans-Mountain d’une valeur de 6.9 milliards$, une infrastructure qui assure que nous serons encore dépendant des carburants fossiles pendant bien longtemps
STOP CAPITALIST DESTRUCTION OF THE ENVIRONMENT!
 
Despite its claims to promote the green economy, the Trudeau government has approved the $6.9 billion expansion of the Trans-Mountain pipeline, an infrastructure that ensures we will continue to depend on fossil fuels for a long time to come.
NON À L’IMPÉRIALISME CLIMATIQUE! 
Nous vivons les effets néfastes des changements climatiques dans tous les coins du pays mais nous contribuons aux désastres climatiques qui affectent principalement les pays du sud avec des écosystèmes vulnérabilisés. 
END CLIMATE IMPERIALISM!
We are experiencing the negative effects of climate change in every corner of the country but are contributing to climate disasters in the global south with vulnerable ecosystems.

(See English below) Nous sommes les femmes d’origine ethnique, de religion, d’âge, d’orientation sexuelle diverses. Nous sommes plurielles mais unies dans nos luttes contre le patriarcat, le racisme, le capitalisme, le colonialisme et l’impérialisme!

Ce 8 mars 2021, Journée internationale de la lutte des femmes, nous, les Femmes de diverses origines, lançons l’alarme!

Depuis un an on se débat avec la pire crise que le monde ait connue de l’histoire récente. La pandémie de la Covid-19 a révélé au grand jour les inégalités existantes créées par le système capitaliste et patriarcal. Elle a aussi exacerbé les problèmes inhérents à l’impérialisme et aux politiques néolibérales des gouvernements mondiaux.

VOIR aussi notre évenement virtuel le 6 mars 2021

Par-dessus tout, au Québec, la Covid-19 met en exergue les conditions difficiles des travailleuses et travailleurs de la santé et des autres services de première ligne où les femmes forment souvent la majorité. Des décennies de coupures néolibérales et de politiques d’austérité ont également fragilisé le système de santé. 

Des milliers de femmes réclament justice et solidarité le 8 mars 2020 à Montréal!

(See English below)

Des chants et des slogans de toutes langues ont résonné dans les rues de Montréal dimanche 8 mars lors de la manifestation de la Journée internationale des droits des femmes. Plus de cinq mille manifestantes ont lancé un message de ralliement des luttes féministes à travers le monde, une des plus grandes manifestations depuis que Femmes de diverses origines a été établi en 2001.

«Femmes du monde debout! Pour la Justice et la Solidarité», a-t-on entendu du haut des immeubles dimanche après-midi. Dans cette marée de bannières flottaient des drapeaux et des pancartes réclamant la fin de la violence faite aux femmes, « Justice pour les femmes autochtones tuées ou disparues », « Filipino Women against Forced displacement, Forced migration »  « Tenemos Valor Tenemos Derechos, Juntas luchamos por nuestra causa, »  « Femmes du Québec à la tête des changements pour une société humaine », « A Woman’s Place is in the Revolution », des pancartes commémorant des camarades disparues : la travailleuse migrante Yolanda Glenz, la protectrice de l’environnement du Honduras Berta Caceres, la militante de FDO, Louise Brownrigg, des drapeaux des alliances International Migrants’ Alliance, International Women’s Alliance, des bannières de Pinay, Filipino Women’s organization,  du Centre des femmes sud-asiatiques, Mur de femmes contre les oléoducs et les sables bitumineux, du Mexique : « Toutes les femmes contre toutes les violences », c’était l’union de toutes les femmes et des revendications du monde entier.

Un des éléments marquants de la marche était le Flash-mob Un violeur sur ton chemin inspiré par la chorégraphie des femmes chiliennes devenu une hymne féministe : «Le patriarcat est un juge qui nous juge d’être nées», a chanté un groupe de militantes chiliennes avant même le début de la marche.

Empreintes de mains rouges au visage, pancartes à la main, elles ont fait écho aux revendications de leurs soeurs chiliennes qui manifestaient par centaines de milliers à Santiago, la capitale du Chile au même moment.

Présence femmes autochtones

Les femmes autochtones ont pris la tête de la marche, et Viviane Michel, Présidente de FAQ s’est addressé à la foule :« Qu’on soit blanche, non-blanche, membre des Premières Nations, l’environnement nous relie toutes. La Terre ne nous appartient pas, nous appartenons à la Terre.»

Les Raging Grannies étaient là pour animer la foule avec leurs chansons contre la guerre.

Thelma et Kim de Femmes de diverses origines ont donné le coup d’envoi de la marche, en lisant la déclaration de FDO :

Dans le monde entier, les femmes sont en première ligne dans un nombre sans précédent de mouvements populaires.  Des décennies de politique, d’économie et de guerres néolibérales et impérialistes ont mises à nu les inégalités et la répression comme jamais auparavant.   En tant que femmes, originaires en grand nombre des Caraïbes, de l’Amérique latine, d’Afrique, d’Asie et des populations marginalisées du Québec et du Canada, nous nous identifions à ces luttes et nous en sommes inspirées.

Les matriarches de L’Île de la Tortue, en particulier celles de Wetʼsuwetʼen, font face à la puissante armée de l’État canadien, mettant ainsi en lumière des siècles de génocide colonial envers les premières nations au Canada, ainsi que l’hypocrisie d’une réconciliation sans vérité.  (voir la déclaration ci-dessous)

Le trajet de la marche incluait des arrêts devant des lieux significatifs – le siège social de la Gendarmerie Royal du Canada, ou Marlene Hale, représentante de la communauté Wet’suwet’en de la Colombie-Britannique a pris la parole pour dénoncer la répression de la GRC contre celles et ceux qui défendent leur terre et leurs droits face au projet de pipeline de la CGL. Marlene a souligné le rôle des femmes dans les blocus ferroviaires qui ont paralysé tout le Canada au début de l’année.

La marche s’est arrêtée ensuite devant le Consulat d’Israel ou une Palestinienne a dénoncé le régime brutal d’apartheid israélien et salué le courage du peuple palestinien et en particulier des femmes.

International et intergénérationnelle

De passage dans les grandes artères de Montréal, les membres de la foule ont appelé à augmenter la pression contre les gouvernements, qui perpétuent, selon elles, les violences faites aux femmes.

La marche a abouti au Carré Philipps, ou on a repris des slogans des femmes sud-asiatiques : Une litanie de revendications des femmes, avec la foule qui répondait :

AZADI, LIBERTÉ!

Du patriarcat – Azadi!

De la violence sans fin – Azadi!

De l’impérialisme – Azadi!

Pour s’exprimer librement – Azadi!

Pour aimer follement – Azadi!

C’est notre droit – Azadi!

Nous l’arracherons!

Pour tous et toutes – Azadi!

Avec les notes de :

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Thousands of Women March for Justice and Solidarity on March 8th in Montreal!

Songs and slogans in different languages echoed through the streets of Montreal on Sunday, March 8, during the International Women’s Rights Day demonstration. More than five thousand demonstrators called for unity with women’s struggles around the world, in one of the largest demonstrations since Women of Diverse Origins was established in 2001.

“Women of the World Rise Up! For Justice and Solidarity” reverberated from the rooftops of downtown Montreal on Sunday afternoon. The tide of banners, flags and signs called for an end to violence against women, “Justice for Missing and Murdered Aboriginal women “, “Filipino Women Against Forced Displacement, Forced Migration”, “Tenemos Valor Tenemos Derechos, Juntas luchamos por nuestra causa,” “ Femmes du Québec à la tête des changements pour une société humaine”, “A Woman’s Place is in the Revolution”, signs commemorating comrades we have lost: migrant worker Yolanda Glenz, Honduran environmentalist Berta Caceres, WDO activist Louise Brownrigg, flags from the International Migrants’ Alliance, International Women’s Alliance, banners from Pinay, Filipino Women’s organization, the South-Asian Women’s Centre, Mur de femmes contre les oléoducs et les sables bitumineux, from Mexico: « Toutes les femmes contre toutes les violences »,  it was a convergeance of women and demands not only from our own neighbourhoods, but from all over the world.

One of the highlights of the march was the flash-mob A Rapist on Your Path inspired by the choreography of Chilean women that has become a feminist anthem: “Patriarchy is a judge that judges us for being born,” sang a group of Chilean activists even before the march began.

With red handprints on their faces and placards in their hands, they echoed the demands of their Chilean sisters who were demonstrating by hundreds of thousands in Santiago, the Chilean capital, at the same time.

Presence of indigenous women

First nations women took the lead in the march, and Viviane Michel, President of Quebec Native Women addressed the crowd: “Whether we are white, non-white, First Nations, the environment connects us all. The Earth doesn’t belong to us, we belong to the Earth.”

The Raging Grannies were there to entertain the crowd with their anti-war songs.

Thelma and Kim from Women of Diverse Origins kicked off the march, reading the WDO statement:

“Around the world we are witnessing an unprecedented number of popular movements with women at the forefront.  Decades of neoliberal and imperialist politics, economics and wars have unmasked inequality and repression like never before.   As women, many from the Caribbean, Latin America, Africa, Asia and marginalized populations in Quebec and Canada, we identify with these struggles and are inspired by them.

The matriarchs of Turtle Island, especially at this moment the Wetʼsuwetʼen, are confronting the armed force of the Canadian state and highlight centuries of settler-colonial genocide in Canada, as well as the hypocrisy of reconciliation without truth. “ (see statement below)

The march route included stops at significant locations – the Royal Canadian Mounted Police headquarters, where Marlene Hale, a representative of the Wet’suwet’en community in British Columbia, spoke out against the RCMP’s crackdown on those defending their land and their rights in the face of the CGL pipeline project. Marlene highlighted the role of women in the railway blockades that paralyzed all of Canada earlier this year.

The march then stopped in front of the Israeli Consulate where a Palestinian woman denounced the brutal Israeli apartheid regime and saluted the courage of the Palestinian people and especially women.

International and intergenerational

Passing through Montreal’s major thoroughfares, members of the crowd called for increased pressure against governments, which they believe perpetuate violence against women.

The march culminated at Philipps Square, where slogans from South Asian women: A Litany of Women’s Demands were echoed, with the crowd responding:

AZADI, FREEDOM!

From patriarchy – Azadi!

Endless violence – Azadi!

From imperialism – Azadi!

To express oneself freely – Azadi!

To love madly – Azadi!

It’s our right – Azadi!

Manifestation 8 mars 2020!

Rejoignez-nous dans les rues de Montréal dimanche le 8 mars !

Le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes 2020

à Montréal, nous rejoignons les femmes du monde entier qui luttent pour la justice et la solidarite, contre la violence faite aux femmes et l’extremisme de droite

Femmes de diverses origines (FDO), est un collectif multigénérationnel, organisatrice chaque année, depuis 2002, de la manifestation de la Journée internationale des femmes (JIF) à Montréal. Au cœur de ses luttes se trouvent les femmes ouvrières, les femmes démunies et marginalisées. Le collectif vous appelle à descendre dans les rues de Tiohtià ke (Montréal) en ce moment historique de l’humanité.

Au Canada, les peuples autochtones dans un mouvement de soutien aux défenseurs des terres Wet’suwet’en, paralysent le pays. Dans le monde entier, les femmes sont en première ligne dans un nombre sans précédent de mouvements populaires.  Des décennies de politique, d’économie et de guerres néolibérales et impérialistes ont mises à nu les inégalités et la répression comme jamais auparavant.   En tant que femmes, originaires en grand nombre des Caraïbes, de l’Amérique latine, d’Afrique, d’Asie et des populations marginalisées du Québec et du Canada, nous nous identifions à ces luttes et nous en sommes inspirées.

Les matriarches de L’Île de la Tortue, en particulier celles de Wetʼsuwetʼen, font face à la puissante armée de l’État canadien, mettant ainsi en lumière des siècles de génocide colonial envers les premières nations au Canada, ainsi que l’hypocrisie d’une réconciliation sans vérité.  Leur position révèle également de façon frappante que la crise environnementale mondiale exige des actions concrètes et pas seulement des promesses creuses lors de conférences internationales.

Les femmes du Chili dénoncent les auteurs de la violence systémique contre elles perpétrée par l’armée et le gouvernement.  Les femmes palestiniennes, continuent avec courage à jouer un rôle central de résistance contre des décennies d’occupation militaire brutale du régime d’apartheid israélien. Les femmes haïtiennes mettent à nu l‘impérialisme sous-jacent à la soi-disant aide humanitaire. Les femmes iraniennes sont sur la ligne de front dans tous les mouvements sociaux pour l’égalité et la justice et aujourd’hui, leur voix indéniable est plus puissante que jamais pour s’opposer au régime islamique intégriste et au capitalisme en Iran. En Inde, une nouvelle génération de militantes féministes et de femmes au foyer “ordinaires” mène la lutte contre le fascisme ethnonationaliste Hindutva. 

Nous nous associons, dans la lutte, aux femmes qui s’opposent à l’agression militaire menée par les États-Unis et aux manœuvres de changement de régime imposé d’Amérique latine au Moyen-Orient, qui nous rapproche d’un embrasement mondial. Nous disons haut et fort : « Pas en notre nom ! ». Nous nous solidarisons et appuyons également ces femmes résistantes et combattantes qui sont mortes ou qui languissent en prison, payant d’un prix élevé leur rôle dans les luttes pour la justice et la dignité de leur peuple. 

Nous sommes inspirées par les femmes qui travaillent, ici et ailleurs, et soutenant leurs familles, s’occupant des enfants et des personnes âgées, souvent sans statut, accomplissant des journées de travail doubles et triples pour des salaires qui sont encore une fraction de ceux des hommes. Nombre de ces femmes et de leurs familles constituent la « classe travailleuse pauvre » !

Au Québec, le gouvernement de la CAQ démontre à répétition qu’il ne se soucie pas de tous les Québécois et Québécoises indistinctement. Il institutionnalise le sectarisme et la tyrannie majoritaire, avec des lois telles que les projets de loi 21 et 40 pour réaliser son programme visant à faire du Québec une société homogène intolérante, en éliminant le pluralisme et la diversité.  Cependant, l’année qui vient verra la montée d’une résistance massive, au moment où les travailleuses et travailleurs du secteur public québécois, secteurs dominés par les femmes, comme la santé, les services sociaux et l’éducation, négocieront leurs prochaines conventions collectives et que le gouvernement sera tenu responsable des politiques néolibérales – coupures, précarisation, heures supplémentaires obligatoires – qui visent à privatiser tous les aspects de la vie et des soins aux personnes.

Et après des décennies de lutte des féministes pour mettre fin au contrôle patriarcal et à la violence envers les femmes, on apprend qu’au Québec, au cours des derniers mois seulement, 4 femmes ont été assassinées par des hommes à cause des choix qu’elles ont faits !

Lorsque les femmes de Paris sont descendues dans la rue pour revendiquer du pain en 1786 et que les femmes russes sont descendues dans la rue en 1917 pour la paix, la terre et le pain, la terre a tremblé et les répercussions se sont fait sentir dans le monde entier! Lorsque les femmes d’Afrique du Sud se sont levées contre l’apartheid en 1956 avec le slogan “vous avez frappé les femmes, vous avez heurté un rocher”, ce n’était qu’une question de temps avant que le régime d’apartheid ne tombe. Lorsque les femmes de la Cordillère aux Philippines se sont organisées, elles ont arrêté le mégaprojet de barrage de la rivière Chico en 1980.  Les femmes de la Pachamama, en Équateur, ont réussi à tenir à distance les projets miniers transnationaux pendant des décennies.  Ces femmes sont pour nous source d’inspiration, nous leur ferons honneur.  Au Canada, au Québec et dans le monde entier, les femmes ont indiqué leur intention de poursuivre la lutte. C’est terminé ! 

Pour la justice, pour l’égalité, pour la solidarité entre femmes et humaine, pour notre avenir et celui de nos enfants !

Contre le patriarcat, le capitalisme et l’impérialisme ! 

Rejoignez-nous dans les rues de MONTRÉAL le 8 mars !

Vive la Journée internationale des droits des femmes !

Demonstration March 8, 2020

Women of the World Arise
For Justice and Solidarity!

On 8th March, International Women’s Day 2020

In Montreal we join women around the world rising
for justice and solidarity, fighting violence against women and right-wing extremism

Women of Diverse Origins (WDO), a multi-generational collective that has been organizing the International Women’s Day (IWD) demonstration each year in Montreal since 2002, centering the marginalized, calls you to take to the streets of Tiohtià ke (Montreal) at this significant moment in history.

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Conférence, Panel, Culture, Résistance – 2 mars 2019

Plus de 100 personnes ont participé samedi, le 2 mars 2019 à la conférence et panel Femmes contre le déplacement forcé et le néofascisme ! au Cégep Dawson au centre-ville de Montréal.

Pour lancer l’évènement une vidéo-clip choc avec des exemples de violences faites aux femmes aux Philippines était suivi de la danse One Billion Rising menée par les membres de PINAY, l’Organisation des Femmes Philippines du Québec. Les participantes se sont jointes à la danse collective, montrant la force de la résistance des femmes quand elles se lèvent et ripostent ensemble.

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Des conférencières ont pris la parole à tour de rôle :

Marlene Hale, de la communauté Wet’suwet’en, en lutte contre le pipeline en Colombie-Britannique qui menace leur terre ancestrale et leur survie comme peuple;

Zahia el-Masri, de la Palestine ou les femmes jouent un rôle clé dans la résistance à l’occupation israélienne et au génocide;

Margarita Lopez, venue du Mexique ou elle travaille avec les mères cherchant les dépouilles de leurs enfants, disparues sur la route d’émigration vers El Norte, comme sa propre fille;

Diana de l’Association des travailleuses et travailleurs des Agences de Placement (ATTAP), obligée de quitter son propre pays, pour travailler au Canada et faire face à la discrimination et à l’agression sexuelle au travail;

Tasnim Rekik, étudiante qui parle de la discrimination qu’elle et d’autres femmes subissent parce qu’elle porte le hijab, un vêtement qui ne correspond pas aux soi-disant valeurs de la société du Québec et du Canada.

Marie Boti de Femmes de diverses origines a soulevé le rôle honteux que joue le Canada dans la tentative de coup d’état en cours au Venezuela.

Le tout était animé par Jasmin de la Calzada et Marie-Claude Manga, avec traduction simultanée en français, anglais et espagnol. (Merci à Caroline, Véronique et Marie du CDHAL).