(See English below) Nous sommes les femmes d’origine ethnique, de religion, d’âge, d’orientation sexuelle diverses. Nous sommes plurielles mais unies dans nos luttes contre le patriarcat, le racisme, le capitalisme, le colonialisme et l’impérialisme!

Ce 8 mars 2021, Journée internationale de la lutte des femmes, nous, les Femmes de diverses origines, lançons l’alarme!

Depuis un an on se débat avec la pire crise que le monde ait connue de l’histoire récente. La pandémie de la Covid-19 a révélé au grand jour les inégalités existantes créées par le système capitaliste et patriarcal. Elle a aussi exacerbé les problèmes inhérents à l’impérialisme et aux politiques néolibérales des gouvernements mondiaux.

VOIR aussi notre évenement virtuel le 6 mars 2021

Par-dessus tout, au Québec, la Covid-19 met en exergue les conditions difficiles des travailleuses et travailleurs de la santé et des autres services de première ligne où les femmes forment souvent la majorité. Des décennies de coupures néolibérales et de politiques d’austérité ont également fragilisé le système de santé. 

Des milliers de femmes réclament justice et solidarité le 8 mars 2020 à Montréal!

(See English below)

Des chants et des slogans de toutes langues ont résonné dans les rues de Montréal dimanche 8 mars lors de la manifestation de la Journée internationale des droits des femmes. Plus de cinq mille manifestantes ont lancé un message de ralliement des luttes féministes à travers le monde, une des plus grandes manifestations depuis que Femmes de diverses origines a été établi en 2001.

«Femmes du monde debout! Pour la Justice et la Solidarité», a-t-on entendu du haut des immeubles dimanche après-midi. Dans cette marée de bannières flottaient des drapeaux et des pancartes réclamant la fin de la violence faite aux femmes, « Justice pour les femmes autochtones tuées ou disparues », « Filipino Women against Forced displacement, Forced migration »  « Tenemos Valor Tenemos Derechos, Juntas luchamos por nuestra causa, »  « Femmes du Québec à la tête des changements pour une société humaine », « A Woman’s Place is in the Revolution », des pancartes commémorant des camarades disparues : la travailleuse migrante Yolanda Glenz, la protectrice de l’environnement du Honduras Berta Caceres, la militante de FDO, Louise Brownrigg, des drapeaux des alliances International Migrants’ Alliance, International Women’s Alliance, des bannières de Pinay, Filipino Women’s organization,  du Centre des femmes sud-asiatiques, Mur de femmes contre les oléoducs et les sables bitumineux, du Mexique : « Toutes les femmes contre toutes les violences », c’était l’union de toutes les femmes et des revendications du monde entier.

Un des éléments marquants de la marche était le Flash-mob Un violeur sur ton chemin inspiré par la chorégraphie des femmes chiliennes devenu une hymne féministe : «Le patriarcat est un juge qui nous juge d’être nées», a chanté un groupe de militantes chiliennes avant même le début de la marche.

Empreintes de mains rouges au visage, pancartes à la main, elles ont fait écho aux revendications de leurs soeurs chiliennes qui manifestaient par centaines de milliers à Santiago, la capitale du Chile au même moment.

Présence femmes autochtones

Les femmes autochtones ont pris la tête de la marche, et Viviane Michel, Présidente de FAQ s’est addressé à la foule :« Qu’on soit blanche, non-blanche, membre des Premières Nations, l’environnement nous relie toutes. La Terre ne nous appartient pas, nous appartenons à la Terre.»

Les Raging Grannies étaient là pour animer la foule avec leurs chansons contre la guerre.

Thelma et Kim de Femmes de diverses origines ont donné le coup d’envoi de la marche, en lisant la déclaration de FDO :

Dans le monde entier, les femmes sont en première ligne dans un nombre sans précédent de mouvements populaires.  Des décennies de politique, d’économie et de guerres néolibérales et impérialistes ont mises à nu les inégalités et la répression comme jamais auparavant.   En tant que femmes, originaires en grand nombre des Caraïbes, de l’Amérique latine, d’Afrique, d’Asie et des populations marginalisées du Québec et du Canada, nous nous identifions à ces luttes et nous en sommes inspirées.

Les matriarches de L’Île de la Tortue, en particulier celles de Wetʼsuwetʼen, font face à la puissante armée de l’État canadien, mettant ainsi en lumière des siècles de génocide colonial envers les premières nations au Canada, ainsi que l’hypocrisie d’une réconciliation sans vérité.  (voir la déclaration ci-dessous)

Le trajet de la marche incluait des arrêts devant des lieux significatifs – le siège social de la Gendarmerie Royal du Canada, ou Marlene Hale, représentante de la communauté Wet’suwet’en de la Colombie-Britannique a pris la parole pour dénoncer la répression de la GRC contre celles et ceux qui défendent leur terre et leurs droits face au projet de pipeline de la CGL. Marlene a souligné le rôle des femmes dans les blocus ferroviaires qui ont paralysé tout le Canada au début de l’année.

La marche s’est arrêtée ensuite devant le Consulat d’Israel ou une Palestinienne a dénoncé le régime brutal d’apartheid israélien et salué le courage du peuple palestinien et en particulier des femmes.

International et intergénérationnelle

De passage dans les grandes artères de Montréal, les membres de la foule ont appelé à augmenter la pression contre les gouvernements, qui perpétuent, selon elles, les violences faites aux femmes.

La marche a abouti au Carré Philipps, ou on a repris des slogans des femmes sud-asiatiques : Une litanie de revendications des femmes, avec la foule qui répondait :

AZADI, LIBERTÉ!

Du patriarcat – Azadi!

De la violence sans fin – Azadi!

De l’impérialisme – Azadi!

Pour s’exprimer librement – Azadi!

Pour aimer follement – Azadi!

C’est notre droit – Azadi!

Nous l’arracherons!

Pour tous et toutes – Azadi!

Avec les notes de :

20200308_123858

Thousands of Women March for Justice and Solidarity on March 8th in Montreal!

Songs and slogans in different languages echoed through the streets of Montreal on Sunday, March 8, during the International Women’s Rights Day demonstration. More than five thousand demonstrators called for unity with women’s struggles around the world, in one of the largest demonstrations since Women of Diverse Origins was established in 2001.

“Women of the World Rise Up! For Justice and Solidarity” reverberated from the rooftops of downtown Montreal on Sunday afternoon. The tide of banners, flags and signs called for an end to violence against women, “Justice for Missing and Murdered Aboriginal women “, “Filipino Women Against Forced Displacement, Forced Migration”, “Tenemos Valor Tenemos Derechos, Juntas luchamos por nuestra causa,” “ Femmes du Québec à la tête des changements pour une société humaine”, “A Woman’s Place is in the Revolution”, signs commemorating comrades we have lost: migrant worker Yolanda Glenz, Honduran environmentalist Berta Caceres, WDO activist Louise Brownrigg, flags from the International Migrants’ Alliance, International Women’s Alliance, banners from Pinay, Filipino Women’s organization, the South-Asian Women’s Centre, Mur de femmes contre les oléoducs et les sables bitumineux, from Mexico: « Toutes les femmes contre toutes les violences »,  it was a convergeance of women and demands not only from our own neighbourhoods, but from all over the world.

One of the highlights of the march was the flash-mob A Rapist on Your Path inspired by the choreography of Chilean women that has become a feminist anthem: “Patriarchy is a judge that judges us for being born,” sang a group of Chilean activists even before the march began.

With red handprints on their faces and placards in their hands, they echoed the demands of their Chilean sisters who were demonstrating by hundreds of thousands in Santiago, the Chilean capital, at the same time.

Presence of indigenous women

First nations women took the lead in the march, and Viviane Michel, President of Quebec Native Women addressed the crowd: “Whether we are white, non-white, First Nations, the environment connects us all. The Earth doesn’t belong to us, we belong to the Earth.”

The Raging Grannies were there to entertain the crowd with their anti-war songs.

Thelma and Kim from Women of Diverse Origins kicked off the march, reading the WDO statement:

“Around the world we are witnessing an unprecedented number of popular movements with women at the forefront.  Decades of neoliberal and imperialist politics, economics and wars have unmasked inequality and repression like never before.   As women, many from the Caribbean, Latin America, Africa, Asia and marginalized populations in Quebec and Canada, we identify with these struggles and are inspired by them.

The matriarchs of Turtle Island, especially at this moment the Wetʼsuwetʼen, are confronting the armed force of the Canadian state and highlight centuries of settler-colonial genocide in Canada, as well as the hypocrisy of reconciliation without truth. “ (see statement below)

The march route included stops at significant locations – the Royal Canadian Mounted Police headquarters, where Marlene Hale, a representative of the Wet’suwet’en community in British Columbia, spoke out against the RCMP’s crackdown on those defending their land and their rights in the face of the CGL pipeline project. Marlene highlighted the role of women in the railway blockades that paralyzed all of Canada earlier this year.

The march then stopped in front of the Israeli Consulate where a Palestinian woman denounced the brutal Israeli apartheid regime and saluted the courage of the Palestinian people and especially women.

International and intergenerational

Passing through Montreal’s major thoroughfares, members of the crowd called for increased pressure against governments, which they believe perpetuate violence against women.

The march culminated at Philipps Square, where slogans from South Asian women: A Litany of Women’s Demands were echoed, with the crowd responding:

AZADI, FREEDOM!

From patriarchy – Azadi!

Endless violence – Azadi!

From imperialism – Azadi!

To express oneself freely – Azadi!

To love madly – Azadi!

It’s our right – Azadi!

Manifestation 8 mars 2020!

Rejoignez-nous dans les rues de Montréal dimanche le 8 mars !

Le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes 2020

à Montréal, nous rejoignons les femmes du monde entier qui luttent pour la justice et la solidarite, contre la violence faite aux femmes et l’extremisme de droite

Femmes de diverses origines (FDO), est un collectif multigénérationnel, organisatrice chaque année, depuis 2002, de la manifestation de la Journée internationale des femmes (JIF) à Montréal. Au cœur de ses luttes se trouvent les femmes ouvrières, les femmes démunies et marginalisées. Le collectif vous appelle à descendre dans les rues de Tiohtià ke (Montréal) en ce moment historique de l’humanité.

Au Canada, les peuples autochtones dans un mouvement de soutien aux défenseurs des terres Wet’suwet’en, paralysent le pays. Dans le monde entier, les femmes sont en première ligne dans un nombre sans précédent de mouvements populaires.  Des décennies de politique, d’économie et de guerres néolibérales et impérialistes ont mises à nu les inégalités et la répression comme jamais auparavant.   En tant que femmes, originaires en grand nombre des Caraïbes, de l’Amérique latine, d’Afrique, d’Asie et des populations marginalisées du Québec et du Canada, nous nous identifions à ces luttes et nous en sommes inspirées.

Les matriarches de L’Île de la Tortue, en particulier celles de Wetʼsuwetʼen, font face à la puissante armée de l’État canadien, mettant ainsi en lumière des siècles de génocide colonial envers les premières nations au Canada, ainsi que l’hypocrisie d’une réconciliation sans vérité.  Leur position révèle également de façon frappante que la crise environnementale mondiale exige des actions concrètes et pas seulement des promesses creuses lors de conférences internationales.

Les femmes du Chili dénoncent les auteurs de la violence systémique contre elles perpétrée par l’armée et le gouvernement.  Les femmes palestiniennes, continuent avec courage à jouer un rôle central de résistance contre des décennies d’occupation militaire brutale du régime d’apartheid israélien. Les femmes haïtiennes mettent à nu l‘impérialisme sous-jacent à la soi-disant aide humanitaire. Les femmes iraniennes sont sur la ligne de front dans tous les mouvements sociaux pour l’égalité et la justice et aujourd’hui, leur voix indéniable est plus puissante que jamais pour s’opposer au régime islamique intégriste et au capitalisme en Iran. En Inde, une nouvelle génération de militantes féministes et de femmes au foyer “ordinaires” mène la lutte contre le fascisme ethnonationaliste Hindutva. 

Nous nous associons, dans la lutte, aux femmes qui s’opposent à l’agression militaire menée par les États-Unis et aux manœuvres de changement de régime imposé d’Amérique latine au Moyen-Orient, qui nous rapproche d’un embrasement mondial. Nous disons haut et fort : « Pas en notre nom ! ». Nous nous solidarisons et appuyons également ces femmes résistantes et combattantes qui sont mortes ou qui languissent en prison, payant d’un prix élevé leur rôle dans les luttes pour la justice et la dignité de leur peuple. 

Nous sommes inspirées par les femmes qui travaillent, ici et ailleurs, et soutenant leurs familles, s’occupant des enfants et des personnes âgées, souvent sans statut, accomplissant des journées de travail doubles et triples pour des salaires qui sont encore une fraction de ceux des hommes. Nombre de ces femmes et de leurs familles constituent la « classe travailleuse pauvre » !

Au Québec, le gouvernement de la CAQ démontre à répétition qu’il ne se soucie pas de tous les Québécois et Québécoises indistinctement. Il institutionnalise le sectarisme et la tyrannie majoritaire, avec des lois telles que les projets de loi 21 et 40 pour réaliser son programme visant à faire du Québec une société homogène intolérante, en éliminant le pluralisme et la diversité.  Cependant, l’année qui vient verra la montée d’une résistance massive, au moment où les travailleuses et travailleurs du secteur public québécois, secteurs dominés par les femmes, comme la santé, les services sociaux et l’éducation, négocieront leurs prochaines conventions collectives et que le gouvernement sera tenu responsable des politiques néolibérales – coupures, précarisation, heures supplémentaires obligatoires – qui visent à privatiser tous les aspects de la vie et des soins aux personnes.

Et après des décennies de lutte des féministes pour mettre fin au contrôle patriarcal et à la violence envers les femmes, on apprend qu’au Québec, au cours des derniers mois seulement, 4 femmes ont été assassinées par des hommes à cause des choix qu’elles ont faits !

Lorsque les femmes de Paris sont descendues dans la rue pour revendiquer du pain en 1786 et que les femmes russes sont descendues dans la rue en 1917 pour la paix, la terre et le pain, la terre a tremblé et les répercussions se sont fait sentir dans le monde entier! Lorsque les femmes d’Afrique du Sud se sont levées contre l’apartheid en 1956 avec le slogan “vous avez frappé les femmes, vous avez heurté un rocher”, ce n’était qu’une question de temps avant que le régime d’apartheid ne tombe. Lorsque les femmes de la Cordillère aux Philippines se sont organisées, elles ont arrêté le mégaprojet de barrage de la rivière Chico en 1980.  Les femmes de la Pachamama, en Équateur, ont réussi à tenir à distance les projets miniers transnationaux pendant des décennies.  Ces femmes sont pour nous source d’inspiration, nous leur ferons honneur.  Au Canada, au Québec et dans le monde entier, les femmes ont indiqué leur intention de poursuivre la lutte. C’est terminé ! 

Pour la justice, pour l’égalité, pour la solidarité entre femmes et humaine, pour notre avenir et celui de nos enfants !

Contre le patriarcat, le capitalisme et l’impérialisme ! 

Rejoignez-nous dans les rues de MONTRÉAL le 8 mars !

Vive la Journée internationale des droits des femmes !

Demonstration March 8, 2020

Women of the World Arise
For Justice and Solidarity!

On 8th March, International Women’s Day 2020

In Montreal we join women around the world rising
for justice and solidarity, fighting violence against women and right-wing extremism

Women of Diverse Origins (WDO), a multi-generational collective that has been organizing the International Women’s Day (IWD) demonstration each year in Montreal since 2002, centering the marginalized, calls you to take to the streets of Tiohtià ke (Montreal) at this significant moment in history.

Continue reading “Demonstration March 8, 2020”

Conférence, Panel, Culture, Résistance – 2 mars 2019

Plus de 100 personnes ont participé samedi, le 2 mars 2019 à la conférence et panel Femmes contre le déplacement forcé et le néofascisme ! au Cégep Dawson au centre-ville de Montréal.

Pour lancer l’évènement une vidéo-clip choc avec des exemples de violences faites aux femmes aux Philippines était suivi de la danse One Billion Rising menée par les membres de PINAY, l’Organisation des Femmes Philippines du Québec. Les participantes se sont jointes à la danse collective, montrant la force de la résistance des femmes quand elles se lèvent et ripostent ensemble.

This slideshow requires JavaScript.

Des conférencières ont pris la parole à tour de rôle :

Marlene Hale, de la communauté Wet’suwet’en, en lutte contre le pipeline en Colombie-Britannique qui menace leur terre ancestrale et leur survie comme peuple;

Zahia el-Masri, de la Palestine ou les femmes jouent un rôle clé dans la résistance à l’occupation israélienne et au génocide;

Margarita Lopez, venue du Mexique ou elle travaille avec les mères cherchant les dépouilles de leurs enfants, disparues sur la route d’émigration vers El Norte, comme sa propre fille;

Diana de l’Association des travailleuses et travailleurs des Agences de Placement (ATTAP), obligée de quitter son propre pays, pour travailler au Canada et faire face à la discrimination et à l’agression sexuelle au travail;

Tasnim Rekik, étudiante qui parle de la discrimination qu’elle et d’autres femmes subissent parce qu’elle porte le hijab, un vêtement qui ne correspond pas aux soi-disant valeurs de la société du Québec et du Canada.

Marie Boti de Femmes de diverses origines a soulevé le rôle honteux que joue le Canada dans la tentative de coup d’état en cours au Venezuela.

Le tout était animé par Jasmin de la Calzada et Marie-Claude Manga, avec traduction simultanée en français, anglais et espagnol. (Merci à Caroline, Véronique et Marie du CDHAL).

 

1000 personnes à la marche du 8 mars à Montréal

This slideshow requires JavaScript.

Nous étions près de 1 000 personnes à marcher dans le centre-ville de Montréal à l’occasion de la Journée internationale des femmes, à l’appel de Femmes de diverses origines, le 8 mars. C’était le crépuscule, après une journée de travail lorsque nous nous sommes réunis et avons rejoint des millions de personnes autour du monde pour marquer le jour de la lutte des femmes pour la libération.

Femmes contre le déplacement forcé et le néofascisme – Pour un monde égalitaire!

était notre cri de ralliement. Au Carré Philips, au centre-ville de Montréal, nous étions entourés de bancs de neige et de zones de constructions, mais nous étions impatientes de célébrer ensemble et de faire entendre notre voix.

Pendant que nous nous assemblions, les Raging Grannies nous ont fait taper du pied en chantant leurs aires populaires avec des paroles politiques, et Tess et Kim de Femmes de diverses origines ont expliqué avec éloquence pourquoi nous marchions cette année.

Marlene Hale de la communauté Wet’suwet’en nous a accueillis en reconnaissance de la terre autochtone sur laquelle nous vivions et des luttes en cours des peuples autochtones pour leur terre et l’environnement, luttes qui nous touchent toutes et tous.

Claire et Mauly ont donné l’ordre de marcher et nous sommes descendus dans la rue avec nos banderoles et nos pancartes.

Louisa, Jennie-Laure et Bea ont mené les chants.

Nous étions des femmes et hommes des diverses communautés ethnique, des migrantes, travailleuses, militantes syndicales, des étudiantes revendiquant des stages rémunérés dans les professions à majorité féminine, des réfugiées, de toutes les génération et genres confondues.

Arrivées à la fin, on a terminé en dansant dans la rue au refrain de RESPECT, hymne à la lutte des femmes de la regrettée Aretha Franklin.

— Marie

1000 people march on International Women’s Day in Montreal

We were close to 1000 people marching in downtown Montreal on the occasion of International Women’s Day at the call of Women of Diverse Origins on March 8, 2019. It was twilight on a working day when we gathered and joined with millions around the world to mark this day of women’s struggle for liberation.

Women Against Forced Displacement and Neo-Fascism – for an End to inequality! was our rallying cry. In Philips Square, downtown Montreal, we were surrounded by snowbanks and street construction – but raring to celebrate together and make our voices heard.

As we assembled, the Raging Grannies got us tapping our feet and singing along to their popular songs with political lyrics, and Tess and Kim of Women of Diverse Origins gave a rousing context for why we are marching this year.

Marlene Hale of the Wet’suwet’en community welcomed us in recognition of the indigenous land we were on and the ongoing struggles of the original peoples for their land and the environment, struggles which affect us all.

Claire and Mauly gave the instructions to march and we took to the streets with our banners and placards.

Louisa, Jennie-Laure, and Bea led the chants.

We were from different ethnic communities, migrants, workers, union and community activists, students demanding paid internships in female-dominated professions, refugees of all generations and genders.

When we got to the end of our planned route, we had the sound truck turn up the music to RESPECT, and danced to the famous Aretha Franklin tune that has come to symbolize the fight for women’s liberation.

 

PANEL Conférencières, culture, résistance, et bannock!

PANEL: SPEAKERS, CULTURE, RESISTANCE AND BANNOCK! (Voir le français ci-dessous)

SAMEDI/SATURDAY 2 mars 13h à 16h- 1:00-4:00 pm

COLLEGE DAWSON, 3040 Sherbrooke O. Salle/Room 4C-1 (Metro Atwater)

Women of Diverse Origins invites our sisters and allies to come out to hear from some of the women on the front lines of struggles against forced displacement – from Wet’suwet’en where indigenous communities are mustering all their strength to stop another pipeline from transforming their ancestral land, to Palestine where women play a key role in resisting Israeli occupation and genocide, to Mexico, where thousands of migrants are disappearing on the road to El Norte, while mothers search for their remains. Meanwhile migrant workers in our midst – forced to leave their countries of origin to work abroad, only to face discrimination and sexual violence, or others penalized for wearing clothing that does not correspond to the “values” of the receiving country, Quebec and Canada.

In all of these situations, we see growing repression, intolerance, and divide and rule tactics by the authorities. Our response is to learn from each other and build mutual support and solidarity in our struggles, for a world free of inequality!

Speakers include:

MARLENE HALE (Wet’suwet’en), MARGARITA LOPEZ (Mexico), ZAHIA EL-MASRI (Palestine), TASNIM REKIK (Quebec), DIANA (ATTAP) ;  more to be confirmed.

(English-French translation provided) Refreshments: bannock and jamChildcare on request (48 hours notice needed)

ORGANIZED IN COLLABORATION WITH THE DAWSON STUDENT UNION

Continue reading “PANEL Conférencières, culture, résistance, et bannock!”

Solidarity with the Wet’suwet’en defence of their lands

Voir le Français en dessous

  • We stand in solidarity with the Wet’suwet’en people and their struggle to maintain their sovereignty and defence of their lands.
  • We denounce the brutal treatment of Wet’suwet’en who have been defending their lands against corporate interests. 
  • We denounce the Canadian state which has used its agents, the RCMP to violate the inherent rights of the Wet’suwet’en people.
  • We denounce a colonialist justice system that serves corporate agendas.

In the Wet’suwet’en First Nation, located in the central interior of British Columbian on 7th January this year, the RCMP moved in to enforce an injunction that would give pipeline workers access through the Unist’ot’en (original clan of the Wet’suwet’en) resistance camp, blocking such incursions, that has been in place since 2010.  Coastal GasLink, owned by TransCanada Corporation, claimed it needed access to meet construction deadlines on a natural gas pipeline to the coast. Continue reading “Solidarity with the Wet’suwet’en defence of their lands”